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Le commerce électronique interentreprises : le rapport public de 2002

Cité sous l’année 2002, ce rapport daté de décembre 2001 examine les échanges électroniques entre entreprises dans l’automobile, le textile-habillement et le transport routier de marchandises.

L'essentiel

  • PricewaterhouseCoopers a réalisé cette étude pour la Direction générale de l’industrie, des technologies de l’information et des postes.
  • Le document est daté de décembre 2001, même si la référence recherchée porte l’année 2002.
  • Les entreprises interrogées attendent surtout une meilleure circulation de l’information et une organisation plus efficace.
  • Le rapport construit des scénarios d’évolution propres à chacun des trois secteurs.
  • En 2026, la dématérialisation des échanges se poursuit avec l’entrée en vigueur progressive de la facturation électronique obligatoire.

Lire le rapport officiel (PDF, Vie-publique)

Mis à jour le 30/10/2026

Le principal enjeu : mieux faire circuler l’information entre entreprises

Le commerce électronique interentreprises, ou B2B pour business to business, concerne les relations commerciales entre professionnels. Le rapport étudie sa diffusion dans trois activités : fabriquer des automobiles, produire et distribuer des vêtements, transporter des marchandises. Il cherche à comprendre les applications utilisées, leurs effets sur les entreprises et les transformations possibles de chaque secteur.

Son constat central : les gains attendus concernent d’abord l’organisation et la circulation de l’information.

Pour comprendre ce sujet, il faut distinguer deux façons de commander électroniquement : passer par un site ou une application, ou transmettre une commande directement entre systèmes informatiques grâce à l’échange de données informatisé, l’EDI. Dans la définition statistique actuelle de l’Insee, le paiement et la livraison peuvent ensuite s’effectuer hors ligne. Une commande passée par simple courriel n’entre pas dans ce périmètre. Le commerce électronique ne se résume donc ni à une boutique sur Internet, ni au paiement par carte. Ces distinctions figurent dans le questionnaire de l’enquête TIC de l’Insee.

Dans l’automobile, réduire les délais

L’EDI automatise déjà de nombreuses transactions. Les entreprises cherchent surtout à accélérer la conception, la production et la livraison, en limitant les ressaisies.

Dans le textile, raccorder des outils dispersés

Les équipements restent hétérogènes. Seules huit des vingt et une entreprises interrogées disposent de systèmes d’information intégrés. Les ressaisies réduisent l’efficacité des échanges électroniques.

Dans le transport, mieux suivre les marchandises

La traçabilité et la fiabilité de l’information occupent une place centrale. L’informatique embarquée permet de relier les véhicules aux systèmes du transporteur. Ces constats sont détaillés dans les trois études sectorielles du rapport.

Des scénarios d’adoption progressive, différents selon les secteurs

Les auteurs privilégient le scénario « avantage concurrentiel » dans l’automobile : l’adoption progresse, mais les entreprises n’en bénéficient pas également. Dans le textile, le scénario « outil de gestion » prévoit des gains de productivité sans transformation radicale des métiers. Pour le transport, l’« intégration partielle » paraît la plus plausible : les équipements se diffusent sans harmonisation complète des systèmes. Ce sont des hypothèses prospectives.

Une étude commandée pour comprendre la diffusion du B2B

PricewaterhouseCoopers a réalisé ce travail pour la Direction générale de l’industrie, des technologies de l’information et des postes, la DIGITIP, au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. L’ancienne notice de La Documentation française le présentait comme une étude des mécanismes de diffusion du commerce électronique à l’échelle des secteurs.

La commande articule trois objectifs : dresser un état des usages, examiner leurs effets constatés ou attendus, puis envisager plusieurs évolutions possibles. Elle porte donc à la fois sur l’entreprise et sur ses relations avec les autres acteurs de son secteur.

L’enquête repose sur des cas d’entreprises, notamment choisies pour leur engagement numérique. Ses résultats ne constituent pas une mesure représentative de toutes les entreprises françaises.

En 2026, les échanges automatisés conservent un poids majeur

Les données de l’Insee publiées en juillet 2026, portant sur 2024, montrent l’importance persistante de l’EDI. Dans l’industrie manufacturière, les commandes reçues par ce canal représentent 16,9 % du chiffre d’affaires total, contre 1,9 % pour celles reçues par un site web. Pourtant, davantage de sociétés déclarent recevoir des commandes sur le web : 16,1 %, contre 12,6 % par EDI.

Cette différence permet de comprendre pourquoi la visibilité d’un canal ne dit pas tout de son poids économique. Un dispositif utilisé par moins d’entreprises peut concentrer davantage de ventes. Ces chiffres concernent les sociétés françaises de dix personnes ou plus du champ de l’enquête ; ils ne mesurent pas exclusivement le B2B et ne constituent pas un suivi des entreprises interrogées en 2001. Ils sont consultables dans les données annuelles sur le commerce électronique de l’Insee.

La facturation marque une autre étape de la dématérialisation. Depuis le 1er septembre 2026, les entreprises concernées par la réforme doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent également en émettre et transmettre les données requises à l’administration. L’obligation d’émission s’étendra aux PME et aux microentreprises le 1er septembre 2027, selon le calendrier de la DGFiP.

Le ministère de l’Économie présente notamment cette réforme comme un moyen d’accélérer les échanges de factures et de mieux suivre leur traitement. Ces objectifs donnent une traduction actuelle à des enjeux de gestion de l’information déjà présents au début des années 2000. Le dossier ministériel sur la facturation électronique détaille son déploiement.

Lire le document complet et le citer

Le PDF conservé par Vie-publique rassemble les trois études et compte 236 pages. Pour une bibliographie : PricewaterhouseCoopers, Le commerce électronique interentreprises, ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, DIGITIP, décembre 2001, 236 p. L’identifiant du fichier est 024000645. La date portée par le document permet de préciser la référence souvent recherchée sous l’année 2002.

Sources et documents officiels