La Documentation française : histoire, rôle et publications
Créée en 1945 pour rassembler et diffuser l’information publique, La Documentation française poursuit aujourd’hui son activité d’éditeur au sein de la DILA. Ses publications et la Bibliothèque des rapports publics sont accessibles depuis Vie-publique.fr.
L'essentiel
- « L’institution en bref » présentait le statut, les missions et l’histoire de La Documentation française.
- Créée en 1945, l’institution informait les administrations et le public sur la France et les questions internationales.
- En 2010, sa fusion avec la direction des Journaux officiels a donné naissance à la DILA.
- La Documentation française reste aujourd’hui la marque éditoriale de la DILA.
- Depuis 2019, Vie-publique.fr rassemble son catalogue et la Bibliothèque des rapports publics.
Lire la présentation officielle de La Documentation française (DILA)
« L’institution en bref » présentait un service public d’information
La Documentation française avait pour mission de rendre disponibles des informations sur la vie politique, administrative, économique et sociale, en France comme à l’étranger. La fiche L’institution en bref, citée sous l’année 2006 dans des travaux universitaires, expliquait son statut, ses activités et ses origines. Elle décrivait alors une direction d’administration centrale appartenant aux services du Premier ministre, placée sous l’autorité du secrétaire général du Gouvernement.
Son rôle dépassait la publication de livres. Elle réunissait de la documentation, préparait des études et des synthèses, éditait des travaux d’organismes publics et donnait accès à des ressources sur internet. Le lecteur pouvait ainsi consulter un rapport, comprendre une question d’actualité ou trouver une publication utile à ses études et à son travail.
La fiche donnait aussi une mesure de cette activité : elle annonçait plus de 800 ouvrages ou périodiques édités et diffusés en 2004, ainsi que 5 000 titres disponibles au catalogue général. Ces chiffres décrivent l’activité historique de l’institution. Ils ne correspondent pas au catalogue actuel. Le rapport d’activité 2004 permet de retrouver le détail de ses différents métiers.
Une ambition : rendre l’information publique utilisable
Cette présentation exposait une mission plutôt qu’un programme de réforme. Elle ne constituait pas un rapport d’enquête assorti de recommandations. Son idée centrale était simple : collecter des documents ne suffit pas ; il faut aussi les organiser, les expliquer et les diffuser pour qu’ils servent aux administrations comme aux citoyens.
Le travail d’éditeur public associait deux activités complémentaires. La Documentation française produisait ses propres collections d’information et de vulgarisation. Elle assurait également l’édition ou la diffusion de travaux réalisés par d’autres institutions. Un rapport portant son nom pouvait donc avoir été rédigé par une commission, un ministère ou un autre organisme public.
Cette distinction reste utile pour lire une bibliographie : l’éditeur d’un rapport n’est pas nécessairement son auteur. Le nom de La Documentation française renseigne sur la publication et sa diffusion ; les auteurs et l’organisme responsable du travail doivent être recherchés dans le document lui-même.
1945 : des origines dans la Résistance à une institution de la Libération
La Documentation française trouve ses origines dans les services documentaires constitués à Londres et à Alger pendant la Seconde Guerre mondiale. À la Libération, cette expérience débouche sur une organisation durable. Le décret du 19 octobre 1945 crée la direction de la documentation et de la diffusion, rattachée au ministère de l’Information. Marcel Koch en devient le premier directeur ; Jean-Louis Crémieux-Brilhac dirige la sous-direction de la documentation.
En 1946, la direction est autorisée à vendre les publications éditées sous le nom de La Documentation française. Son rattachement au secrétaire général du Gouvernement intervient en 1947. Le décret de 1950 précise ensuite ses fonctions : réunir une documentation utile aux administrations, publier des documents d’information générale et proposer des publications accessibles à un public plus large. Ces étapes figurent dans le dossier historique publié pour ses 80 ans.
Le décret du 6 février 1976, auquel renvoyait la fiche ancienne, fixe les attributions de la direction de la Documentation française. L’institution développe ainsi une activité à la rencontre de la documentation, de l’édition et de l’explication des affaires publiques.
2010 : la fusion avec les Journaux officiels crée la DILA
Le changement institutionnel majeur intervient avec le décret du 11 janvier 2010. La direction de la Documentation française et la direction des Journaux officiels fusionnent pour former la direction de l’information légale et administrative, la DILA. L’ancienne direction cesse donc d’exister séparément, mais son nom et son activité éditoriale se poursuivent.
La DILA réunit plusieurs fonctions d’information publique : diffuser le droit, expliquer les démarches administratives et éclairer le fonctionnement des institutions et les politiques publiques. Sa présentation institutionnelle actualisée en 2026 confirme son appartenance aux services du Premier ministre et le maintien des ouvrages publiés sous la marque La Documentation française.
Cette évolution explique pourquoi les références anciennes parlent d’une « direction de la Documentation française », tandis que les publications récentes mentionnent la DILA. Il s’agit de deux moments de la même histoire administrative et éditoriale.
Depuis 2019, les publications se retrouvent sur Vie-publique.fr
Le déplacement des ressources sur internet constitue une seconde étape, distincte de la fusion administrative. Vie-publique.fr existait depuis 2002. En octobre 2019, une nouvelle version du site accueille les publications de La Documentation française et la Bibliothèque des rapports publics auparavant proposée sur son ancien site. La DILA décrit ce rapprochement dans sa présentation de la mission édition et débat public.
En 2026, La Documentation française demeure une maison d’édition publique. Elle publie notamment Cahiers français, Questions internationales, Doc en poche et Découverte de la vie publique, ainsi que des ouvrages pour des partenaires institutionnels. Le catalogue officiel sur Vie-publique.fr permet de retrouver ces revues et collections.
Pour chercher un rapport cité dans un mémoire, le point d’entrée est la Bibliothèque des rapports publics sur Vie-publique.fr. Une recherche par titre, complétée par le nom de l’auteur ou l’année, permet de distinguer les documents proches. La couverture et la page de titre du fichier restent les meilleurs repères pour vérifier qu’il s’agit bien du texte recherché.
Les rapports publics proposés au téléchargement et les livres du catalogue répondent à des modes de diffusion différents. Les premiers sont consultables gratuitement ; les ouvrages et revues peuvent être vendus en librairie ou en ligne, avec certains contenus disponibles en accès libre.
Retrouver la présentation officielle et citer la fiche ancienne
Pour connaître le rôle actuel de l’éditeur, la référence est la présentation de La Documentation française publiée par la DILA. Elle décrit la marque éditoriale actuelle et son histoire.
Pour identifier la référence ancienne, on peut retenir : La Documentation française, « L’institution en bref », rubrique « Nous connaître », ancien site institutionnel, référence citée sous l’année 2006. Cette année est celle indiquée dans la citation bibliographique. Pour citer une copie archivée, il convient d’ajouter son adresse exacte et sa date de consultation. Le texte réglementaire mentionné par la fiche est le décret n° 76-125 du 6 février 1976 relatif aux attributions de la direction de la Documentation française.